La Branche d’Olivier, un siècle de table vivante

Un nom, une énigme, une longévité

Ne cherchez pas, il n’y a pas d’Olivier, ni même de branche ici. L’origine du restaurant remonte à l’aube de la Première Guerre mondiale, 1913 carrément. Plus personne ne sait pourquoi l’endroit se nomme comme cela, et au fond, ce n’est qu’un détail.

Depuis plus d’un siècle, on fait restaurant ici, contre vents et marées. Certes, les époques ont connu des propriétaires différents, mais l’actuel est solidement ancré, et l’équipe affiche une stabilité qui ferait pâlir d’envie le Colosse de Rhodes ou les pyramides.

Un vrai restaurant, simplement

C’est il y a quelques jours que je m’y suis attablé pour la première fois — ou presque. Et si, après avoir lu ceci, vous souhaitez vous y rendre, ne vous attendez pas à un concept branché.

C’est un restaurant. Un vrai. Pas de plats à partager, pas de cuisine vivante/revisitée, pas de storytelling conceptuel. On vient ici pour manger, pour parler de table en table, comme avant. Même à Uccle. Carrément.

Un cadre chargé d’histoires

Le cadre raconte bien des choses : chaleureux, fait d’un enchevêtrement de pièces qui tient presque du dédale. Ajoutez une véranda pour absorber les moments de grande affluence, et le tableau est complet.

Une cuisine honnête et maîtrisée

La carte est claire, honnête, et joue la sécurité intelligente. Pas de délires inutiles : des plats bien faits, savoureux, efficaces.

Nous avons commencé par un tartare de harengs fumés, pommes de terre tièdes à l’huile (17 €), et une fricassée d’escargots à l’ail (15 €). Ensuite, deux rognons à la moutarde (26 €), parfaitement cuits, rosés comme demandé. Les desserts sont à 10 €.

Par les temps qui courent, l’addition est franchement raisonnable.

Un esprit maison devenu rare

Ajoutez à cela une proposition devenue presque exceptionnelle : le lundi, vous pouvez venir avec vos propres bouteilles sans payer le moindre droit de bouchon. Même pas l’obligation d’offrir un verre à l’équipe de salle. C’est suffisamment rare pour être souligné.

Et si vous n’avez pas votre vin — ou si vous n’y allez pas un lundi — la carte est jolie, bien construite, et bien diversifiée.

Conclusion

J’ai vraiment aimé. Je ne me suis pas ruiné. Et j’y retournerai.

Foncez.

Informations pratiques

La Branche d’Olivier
Rue Engeland 172
1180 Uccle
Tél : 02 374 47 05
www.labranchedolivier.be

 

Vous avez aimez cet article? Partagez-le:

Aller en haut